Petite histoire d'un référendum grec

Publié le par Robin Hood

 

Le 2 novembre 2011, le premier ministre grec Georges Papandréou annonce l'organisation d'un référendum sur l'adoption ou non du plan de rigueur décidé par la zone euro. Voici un Nicolas Sarkozy bouillonnant de rage qui réagi promptement et fermement :

 

 


 

 

Voici le texte rapporté de cette allocution faite en urgence par Nicolas Sarkozy en langage politique européen, accompagné de ma traduction en langage courant (entre crochets) :

 

Hier, le premier ministre grec a pris l’initiative d’annoncer un référendum.

Cette annonce a surpris toute l’Europe.  

Hier, Georgios, ce fou furieux, a eu la très mauvaise idée d’annoncer publiquement qu’il allait organiser un référendum dans la petite colonie européenne qu’il gouverne (mais quelle mouche l’a piqué ?). ]   

La France tient à rappeler que le plan adopté jeudi dernier à l’unanimité des dix-sept états membres de la zone euro est la seule voix possible pour résoudre le problème de la dette grecque.

 

Je tiens personnellement à rappeler, car c’est bien de mes intérêts personnels qu’il retourne, que le plan de mise en esclavage de l’ancien peuple grec adopté jeudi dernier à l’unanimité par les dix-sept tyrans de la zone euro est le seul moyen de ne pas nous faire taper par Barack.]

 

Donner la parole au peuple est toujours légitime, mais la solidarité de tous les pays de la zone euro ne saurait s’exercer sans que chacun consente aux efforts nécessaires.

 

[ Donner la parole au peuple est légitime en démocratie, mais cette  époque est révolue (si elle a jamais existé…) et la tyrannie européenne en a décidé autrement.]

    

C’est pourquoi la France et l’Allemagne ont pris l’initiative de réunir demain, avant l’ouverture du sommet du G20, l’ensemble des institutions européennes ainsi que le Fond Monétaire International pour examiner, avec le premier ministre grec, les conditions dans lesquelles les engagements pris seront tenus.

 

C’est pourquoi, Moi d’abord et ma copine Angela ensuite, on a décidé de réunir demain avant le début du GVAIN, nos copains costauds de la BCE (Bande de Cons Entourloupeurs) et du FMI (Firme des Monstres Internationaux) afin de lui demander gentiment s’il est toujours aussi sûr de lui avec un couteau sous la gorge. Rassure-toi Barack, tout va bien, je maîtrise la situation ! Les engagements pris seront tenus quoiqu’il en coûte à ce vieux croûton de Georgios.]

 

 

Robin des Bois.  

Publié dans Histoire d'une crise

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